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Mizuwari
Ce projet devait initialement être un documentaire sur les distilleries japonaises, mais la Golden Week de 2017 en a décidé autrement. Le non-reportage a dérivé en errance dans les rues et venelles de Tokyo, à la rencontre non pas de ceux qui le fabriquaient mais de ceux qui le consommaient. Que ce soient dans les micro-bars de Golden Gai, les izakayas de Yûrakuchô, les lounges de Roppongi, les bars à cocktails d’Ebisu, le service mizuwari, propre au Japon, est omniprésent et apprécié de tous (salarymen, femmes, hommes, étudiants, artistes, artisans, chefs d’entreprise). Une autre façon de rencontrer les habitants d’un pays réputé pour sa tempérance qui, le temps d’un verre, un karaoke, une cigarette, s’abandonne sans modération. À moins que ce ne soit une manière de diluer au fil des heures et des glaçons qui tintent leur anxiété d’être seuls ensemble…
Il paraît que l’alcool adoucit les mœurs et rapproche les peuples. Mais si le feu brûle et l’eau mouille, le whisky, breuvage occidental par excellence, fait les deux. Au Japon, pour l’accommoder au palais local, il est servi « mizuwari », littéralement « coupé avec de l’eau » – et quelques glaçons. Sacrilège pour les puristes ! Pour les Japonais, c’est une manière d’en apprécier les arômes et les subtilités organoleptiques, sans les inconvénients grimaçants. Atténuant le feu de la première gorgée, la dilution permet d’allonger le plaisir de la dégustation, rendant ainsi le whisky rafraîchissant et apte à accompagner tout un repas. J'ai découvert le service mizuwari en 2011, lors de mon premier voyage au Japon, un pays qui ne m'avait jamais vraiment attiré mais dont raffolait ma compagne. Coup de cœur presque immédiat, confirmé lorsque j'ai commencé à travailler avec des ingénieurs nippons. 
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